L'avis du psy

Avec l'insomnie, plus je me centre sur le symptôme plus il s'aggrave. Étonnant n'est-ce pas? Car habituellement plus on s'occupe efficacement d'un problème plus vite il disparaît. C'est un bon indice pour nous signifier que l'insomnie est un faux problème. Nous savons que pour avoir accès au sommeil, il est essentiel que l'organisme relâche ses tensions musculaires de même que les pensées qui sont à l'origine de ces tensions. Le fait de m'énerver ne peut sûrement pas favoriser cette détente. Il est donc beaucoup plus avantageux de me demander honnêtement: "Qu'est-ce que je refuse de voir?" plutôt que de me centrer sur ma peur de ne pas dormir.De tels exercices seront utiles surtout dans les formes occasionnelle et modérée de l'insomnie. Mais pour cela je ne serai pas déjà dans un état de stress important. Des exercices de relaxation pourront m'aider à m'ouvrir et à me poser les bonnes questions sur l'origine de mon insomnie. Cependant, si je tente de faire de tels exercices alors que je suis bien stressée et préoccupée par le fait de ne pas dormir, ça ne me sera d'aucun secours. A ce moment l'état de détente ne m'est pas accessible, et ne peut être commandée volontairement. Cette solution est donc vouée à l'échec. Que faire alors?

La médication est une solution qui va à l'encontre de la démarche suggérée ici. Elle traite le symptôme comme s'il s'agissait du problème lui-même. Elle m'empêche de trouver l'origine de mon problème. (Nous faisons exception ici, des personnes qui ont perdu leur liberté d'action par le fait de problèmes psychologiques graves ou de déficience intellectuelle. Pour ces types de personnes, la médication est sans aucun doute d'un grand secours.) Même si j'ai accès à mes ressources normales, la médication peut être utile temporairement pour briser le cercle vicieux de l'insomnie et pour me permettre de me reposer et de refaire mes forces. Reposée, je serai mieux en mesure de faire face à la source du problème.